Etude sur l'importance du suivi cardiologique post-opératoire


BERNE - Le recours systématique à des cardiologues après n'importe quelle opération sauve des vies. La prise en charge post-opératoire de patients présentant des signes de lésions cardiaques réduit de plus d'un tiers le risque de décès, selon une étude de l'hôpital universitaire de Bâle publiée lundi.

Même si elles sont une cause fréquente de décès, les crises cardiaques survenant après une opération sont souvent négligées, indique lundi l'hôpital universitaire de Bâle. Selon les chercheurs, les symptômes sont souvent masqués par les analgésiques ou les plaies opératoires. Ainsi sans dépistage systématique, ces événements potentiellement mortels passent généralement inaperçus.

L'étude a été menée dans les hôpitaux universitaires de Bâle et d'Aarau. Entre octobre 2014 et septembre 2019, 14'294 patients à haut risque ont été systématiquement surveillés pour détecter d'éventuelles complications cardiaques après une opération majeure. Seuls les cas ayant présenté des complications cardiaques ont ensuite été analysés.

Il est apparu que, sur ces 1048 patients, environ 60% ont bénéficié d'un examen cardiologique. Les autres n'ont pas reçu de soins spécialisés. Les principales raisons de l'absence de consultation étaient notamment le manque de personnel pendant les week-ends et les jours fériés (53% des cas) ou la priorité accordée à d'autres urgences plus graves (27,2%).


Plua d'un tiers de décès évités

Selon les chercheurs, cette situation a permis de comparer deux groupes qui ne différaient guère, au départ, dans leurs caractéristiques fondamentales. L'âge moyen des patients était de 77 ans.

Dans le groupe ayant bénéficié d'une prise en charge cardiologique, on a constaté après un an des baisses de 46% des événements cardiaques graves et de 35% des décès par rapport au groupe témoin sans suivi cardiologique.

L'étude montre que le recours à des cardiologues a conduit à un diagnostic et à un traitement plus intensifs. Ainsi, les patients pris en charge par un spécialiste ont bénéficié beaucoup plus souvent d'un électrocardiogramme (92% contre 29%) ou d'une échocardiographie (42% contre 26%). Ils ont aussi vu leur médication ajustée plus fréquemment.

Le 2 février 2026. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).

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