Mises à jour médicales - semaine 45/2019

Retrouvez ici les informations médicales de la semaine à retenir en fonction des dernières études scientifiques, communications officielles et congrès médicaux, article créé en partenariat avec Creapharma.ch.

SEMAINE 45/2019 (mise à jour le 8 novembre 2019)

31 octobre 2019

Liens entre troubles psychiatriques et infections pendant la grossesse
Les infections graves dont souffre la mère enceinte constituent un facteur de risque de développer des troubles psychiatriques plus tard chez l’enfant. Une nouvelle étude publiée dans la revue scientifique Molecular Psychiatry (DOI : 10.1038/s41380-019-0539-5) a révélé que chez la souris, les infections de la mère pouvaient entraîner une altération du développement des cellules souches et précurseurs des cellules neuronales du cerveau. De plus, les chercheurs ont aussi trouvé que les souris nouveau-nées présentaient des symptômes qui ressemblaient à ceux des troubles psychiatriques humains tels des interactions sociales modifiées et un déclin cognitif. Il faut noter que la difficulté de mettre en œuvre une telle étude chez l’homme pour des raisons techniques et éthiques explique le fait qu’elle soit réalisée sur des souris. L’une des conclusions les plus significatives de cette recherche était de montrer les effets des infections à différents moments de la grossesse. Selon le moment de l’infection, différentes cellules précurseurs et, par conséquent, différents neurones ont été affectés. Cela signifie que le moment de l’infection est très important et peut mener à des résultats variables selon le stade de développement du cerveau qui est affecté. Cela peut être à l’origine de la complexité des troubles psychiatriques. [Publiée le 8 octobre 2019]

24 octobre 2019

Mieux vaut prendre les antihypertenseurs le soir
Selon une étude espagnole publiée le 22 octobre 2019 dans le journal European Heart Journal (DOI : 10.1093/eurheartj/ehz754), il est préférable de prendre les antihypertenseurs ou hypotenseurs le soir. De nombreuses personnes hypertendues prennent leurs médicaments le matin mais les chercheurs ont constaté que les valeurs de tension artérielle atteintes lors d’une prise le soir étaient meilleures. Parmi les plus de 19’000 participants à cette étude souffrant d’hypertension artérielle, la moitié prenaient leurs médicaments le soir et le reste à leur réveil. En moyenne pendant plus de 6 ans, les médecins ont vérifié la tension artérielle des personnes testées au moins une fois par an – avec des tensiomètres maintenus par les patients sur leur corps pendant 48 heures. Les résultats ont montré que le groupe qui prenait ses médicaments le soir obtenait de meilleurs résultats. La tension artérielle moyenne pendant le jour et la nuit était plus basse dans ce groupe et les valeurs ont chuté davantage pendant le sommeil. Les chercheurs ont également constaté que la prise de médicaments le soir en moyenne réduisait le risque de maladies secondaires graves. Il s’agit notamment des décès dus à des maladies cardiovasculaires, des crises cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux et des interventions dues à l’obstruction des vaisseaux sanguins. Des études antérieures ont montré que les maladies graves comme les accidents vasculaires cérébraux ou les crises cardiaques sont principalement associées à des valeurs nocturnes élevées. Selon les chercheurs, des mesures de la tension artérielle 24 heures sur 24 devraient être recommandées pour diagnostiquer l’hypertension artérielle réelle et pour évaluer le risque d’une telle maladie.
[avec des informations de l’agence de presse Keystone - ATS, Pharmapro.ch, site partenaire de Creapharma.ch, est client de cette agence de presse suisse en allemand]
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23 octobre 2019

Zika en France
Probablement pour la première fois en Europe, deux personnes ont été infectées par le virus Zika. Dans le département du Var, dans le sud de la France, deux personnes infectées ont contracté le virus en France et non pas lors d’un voyage. C’est ce qu’ont rapporté les médias français le mercredi 23 octobre 2019 à propos de déclarations officielles. Les deux personnes infectées s’étaient entre-temps rétablies. Maintenant, l’enquête consiste à savoir s’il y a eu d’autres cas. Selon l’autorité sanitaire européenne ECDC, les deux infections sont survenues à Hyères en août 2019 à de courts intervalles. A la connaissance de l’ECDC, il s’agit de la première transmission documentée du virus Zika en Europe par des moustiques tigres d’Asie (Aedes albopictus) vivant ici. [avec des informations de l’agence de presse Keystone - ATS, Pharmapro.ch, site partenaire de Creapharma.ch, est client de cette agence de presse suisse en allemand]
Plus d’informations sur le virus Zika

18 octobre 2019

Autisme, une maladie auto-immune ?
En l’absence de caractéristiques biologiques quantitatives connues, le diagnostic de l’autisme – appelé aussi troubles du spectre autistiques - repose actuellement sur des évaluations d’experts des symptômes comportementaux, y compris les aptitudes sociales et la communication altérées, les comportements répétitifs et les intérêts limités. Des chercheurs américains de la Beth Israel Deaconess Medical Center (BIDMC) ont rapporté dans une nouvelle étude la présence de caractéristiques cellulaires compatibles avec une réponse immunitaire ciblant des cellules cérébrales spécialisées dans plus des deux tiers des cerveaux autistes analysés post-mortem. Ces caractéristiques cellulaires – qui n’avaient jamais été observées auparavant chez les autistes – donnent un nouvel aperçu critique des origines de l’autisme et pourraient ouvrir la voie à l’amélioration du diagnostic et du traitement des personnes atteintes de ce trouble. L’un des chercheurs a remarqué dans le cerveau d’autistes la présence de brassards de lymphocytes périvasculaires – une accumulation de cellules immunitaires entourant les vaisseaux sanguins dans le cerveau. N’ayant jamais été associée à l’autisme, les brassards des lymphocytes périvasculaires sont un indicateur bien connu d’inflammation chronique du cerveau. L’origine de cette inflammation pourrait provenir d’infections virales ou caractériser une maladie auto-immune, comme la sclérose en plaques. Pour arriver à ces conclusions les chercheurs ont comparé 25 cerveaux de donneurs ayant reçu un diagnostic de l’autisme à 30 cerveaux de donneurs neurotypiques (sans symptôme). Présent dans plus des deux tiers des cerveaux autistes, le brassard de lymphocytes périvasculaires dépasse significativement celui des cas témoins. Les troubles du spectre autistique (autisme) touchent un enfant américain sur 59 à l’âge de huit ans. Cette étude a été publiée le 8 octobre 2019 dans le journal scientifique Annals of Neurology (DOI : 10.1002/ana.25610).
Plus d’informations sur l’autisme

9 octobre 2019

Paludisme (malaria)
Dans le monde, environ  216 millions de personnes sont atteintes de paludisme. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), 435’000 personnes sont mortes du paludisme en 2017, 93% des décès ont eu lieu en Afrique. Environ 500 millions de cas cliniques sont observés chaque année, toujours selon l’OMS.
Plus d’informations sur le paludisme

Chien et impact positif sur la santé
La possession d’un chien pourrait avoir des impacts positifs sur la santé des patients qui ont subi une crise cardiaque ou un AVC. C’est ce que montre une étude publiée le 8 octobre 2019 dans le journal scientifique Circulation: Cardiovascular Quality and Outcomes (DOI : 10.1161/CIRCOUTCOMES.118.005342), une revue de l’American Heart Association (AHA) qui a pris en compte d’autres recherches antérieures révélant que le fait d’avoir un chien était associé à une augmentation de l’exercice physique et à moins d’isolation sociale.  Les chercheurs se sont ainsi attendus à ce que les gens qui possédaient des chiens vivent plus longtemps et que leur risque de décès cardiovasculaire soit également plus faible. Les résultats ont enregistré un risque de décès de 33% inférieur chez les patients vivant seuls et qui sont victimes d’une crise cardiaque et de 27% inférieur chez les patients victimes d’un AVC vivant seuls.
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7 octobre 2019

Prix Nobel de médecine 2019
Le prix Nobel de médecine 2019 a été attribué à deux Américains (William G.Kaelin Jr. et Gregg L.Semenza) et à un Britannique (Sir Peter John Ratcliffe) pour leurs découvertes sur la capacité des cellules à s’adapter à la disponibilité en oxygène. L’oxygène joue un rôle central pour un nombre élevé de maladies. Cette découverte ouvre la voie vers de nouveaux traitements contre l’anémie ou le cancer. On sait notamment que les cellules tumorales utilisent l’oxygène et son système (en anglais : oxygen-sensing mechanism) pour former de nouveaux vaisseaux sanguins et faire croître le développement du cancer. La recherche des trois lauréats se concentre sur les protéines qui régulent la production de l’hormone hématopoïétique érythropoïétine (EPO) et de nombreux autres gènes selon la disponibilité en oxygène. L’Assemblée Nobel a annoncé le prix le lundi 7 octobre 2019 à l’Institut Karolinska de Stockholm, en Suède. William G.Kaelin Jr. est professeur de médecine à l’Université de Harvard. Gregg L.Semenza est professeur à l’Université Johns Hopkins aux Etats-Unis. Sir Peter John Ratcliffe travaille notamment à l’Université d’Oxford et au Francis Crick Institue à Londres, les deux en Angleterre. L’an dernier, l’Américain James P. Allison et le Japonais Tasuku Honjo avaient reçu le prix Nobel de médecine (ou de physiologie).

Cas de VIH en Suisse
En 2018 le nombre de nouvelles personnes diagnostiquées par le VIH était de 425, selon l’OFSP qui a communiqué à ce sujet le 7 octobre 2019. Par rapport à 2017, le nombre de cas a diminué de 4,5%. Le nombre de diagnostics de VIH a atteint son plus bas niveau historique.
Plus d’informations sur le VIH/Sida

4 octobre 2019

Cigarette électronique : 18 morts aux Etats-Unis
Selon les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) américains, 18 décès dus à des maladies pulmonaires ont été enregistrés le 3 octobre 2019, contre 12 une semaine auparavant. Le nombre de cas a encore augmenté de 275 cas pour atteindre 1080. Malheureusement, ces chiffres ne sont peut-être que ” la pointe de l’iceberg “, a déclaré Robert Redfield, chef des CDC. Fin septembre 2019, le Massachusetts est devenu le premier État américain à interdire temporairement toutes les cigarettes électroniques. La métropole californienne de San Francisco avait déjà prononcé une interdiction correspondante en juillet 2019. Dans de nombreux cas, les personnes atteintes de maladies pulmonaires ont affirmé avoir consommé la substance psychoactive THC, que l’on trouve également dans le cannabis.
[avec des informations de l’agence de presse Keystone – ATS, Pharmapro.ch, site partenaire de Creapharma.ch, est client de cette agence de presse suisse en allemand]
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3 octobre 2019

France : l’ibuprofène et le paracétamol bientôt derrière le comptoir ?
En France, l’Agence nationale de sécurité du médicament (l’ANSM) vient d’enclencher une procédure juridique pour que le paracétamol, l’ibuprofène ou l’aspirine soient désormais tous placés derrière le comptoir et non en libre-service dans les rayons de pharmacie, comme le relève France Info sur son site internet le 3 octobre 2019. L’objectif est qu’il y ait au moins un échange avec le pharmacien. Ces médicaments sans ordonnance et mal utilisés peuvent être dangereux si, par exemple, on dépasse les doses, c’est notamment le cas du paracétamol qui peut mener en cas d’abus à de graves problèmes au foie. La mesure demandée par l’ANSM pourrait être effective dès le mois de janvier 2020, toujours selon France Info. L’objectif est de renforcer le rôle de conseil du pharmacien.
Plus d’informations sur la paracétamol et l’ibuprofène

1er octobre 2019

Octobre rose - sensibilisation au cancer du sein
Dans de nombreux pays, le mois d’octobre est considéré comme le “mois du cancer du sein”. Appelé aussi octobre rose, c’est le mois choisi par l’OMS pour sensibiliser la population et notamment les femmes du monde entier au dépistage précoce du cancer sein. L’idée est née en 1990 aux Etats-Unis, à New York, puis s’est progressivement généralisée au monde entier. Environ 1 femme sur 8 va développer dans sa vie un cancer du sein, il s’agit de loin du cancer le plus fréquent chez la femme. Heureusement, avec l’avancée de la médecine, la maladie se soigne toujours mieux avec un taux de survie en 2017 aux Etats-Unis à 5 ans de 90% et à 10 ans de 83%, selon des données de l’American Cancer Society. Néanmoins, en Suisse par exemple le cancer du sein reste la première cause de mortalité féminine pour les femmes âgées entre 40 et 50 ans. Toujours en Suisse, 20% des diagnostics concernent des femmes de moins de 50 ans. La bonne nouvelle est que si le cancer est dépisté à un stade précoce, le taux de survie à 5 ans atteint presque les 100% en tout cas aux Etats-Unis, selon des données de 2014 provenant du site Internet Webmd.com.
Plus d’informations sur le cancer du sein

Le 8 novembre 2019. Sources : voir sur les liens de Creapharma.ch si les sources ne sont pas mentionnées dans les paragraphes ci-dessus. Crédits photos : Adobe Stock


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