Interview de Mme Zignale pour Medpro par Van Nguyen, mars 2018

ARTICLE POUR PROFESSIONNELS

Domaine : Médecine, santé

Mots-clés : Assistantes médicales, santé, profession médicale

Niveau de difficulté de l’article : facile (sur 3 niveaux : facile, moyenne et difficile)

LAUSANNE - Medpro continue la série des interviews d’assistantes médicales. Nous avons rencontré Madame Zignale lors du congrès de l’ARAM à Montreux en septembre 2017. Dans cette interview, elle nous décrit son métier passionnant, où le train-train quotidien n’existe pas. Les qualités requises pour l’exercer, selon elle, sont l’altruisme et la gestion du stress.

Pharmapro - Pouvez-vous nous décrire votre parcours professionnel ?

Après l’école obligatoire, j’ai fait le gymnase en voie paramédicale. Diplôme en poche, je me suis tournée vers l’Ecole Minerva, une filiale privée, pour obtenir mon CFC d’assistante médicale.

Pourquoi  avez-vous  choisi ce métier ?

Le médical m’intéressait énormément, mais je n’avais pas la motivation pour faire des études. J’aurais pu me lancer en maturité et faire l’université, mais j’ai préféré le domaine actif. Il m’a fallu beaucoup de temps pour trouver cette voie…

Quels sont selon vous les aspects les plus positifs de ce métier ?

Être là pour les autres, pouvoir les aider c’est le meilleur côté - il faut être altruiste !

On doit certes mettre une carapace pour ne pas se laisser envahir par les soucis des autres, mais c’est un métier qui permet de rester soi-même, pas besoin de masque !

C’est un poste à responsabilités. Car gérer un cabinet, à savoir : agenda, téléphone, radiologie, laboratoire, travail sur l’ordinateur, gérer le stock de matériel, etc., sont des tâches qui reposent sur les épaules de l’assistante médicale. Sans vouloir me vanter, sans nous le cabinet ne tourne plus…

Ce qui me vient à dire aussi que c’est un métier polyvalent, le train-train est inexistant et c’est ça qui permet de ne jamais s’ennuyer.

Le laboratoire et la radiologie, sont des aspects plus scientifiques qu’on aime ou moins, mais qui apportent un enrichissement à notre formation, en plus du reste.

Quels sont selon vous les aspects à améliorer dans ce métier ?

Sans hésitation, la reconnaissance !

Nous sommes dans la classe moyenne basse avec notre salaire… Avec toutes nos responsabilités, nous devrions avoir un salaire de cadre ou du moins entre 1'000 et 2'000 francs de plus.

On nous confond souvent avec des simples secrétaires ! Je ne dis pas « simple » pour dénigrer le métier de secrétaire, car il fait partie du nôtre. Je dis « simple », car en tant qu’assistante médicale, nous n’avons pas que 2-3 tâches que la secrétaire pourrait avoir… En plus du secrétariat, nous avons les soins, les tests de laboratoire, les examens radiographiques, ce sont, comme je le disais plus haut, des responsabilités que l’on ne peut donner à une secrétaire…

Le travail en cabinet médical est-il stressant et si oui, pourquoi ?

Il le peut tout à fait. J’en reviens encore à toutes nos responsabilités ! S’il manque du stock, j’en suis responsable et cela retarde la consultation. Si le travail n’est pas fait, personne d’autre ne le fera à ma place. On doit pouvoir tout gérer et bien sûr, en même temps!

Quels conseils donneriez-vous à une personne qui désire commencer ce métier, notamment au niveau des débouchés, de l’avenir du métier ?

Je lui dirais qu’à la base ce n’est pas un métier à débouchés… Il peut en avoir, mais il faudra se tourner vers une autre voie. On peut être ambulancière ou infirmière, mais cela comporte des études complémentaires. Donc, si une personne fait ce métier afin de se diriger ailleurs, je lui conseillerais de faire un autre CFC.

Finalement, êtes-vous plutôt thé ou café ?

J’aime les deux, je dirais café le matin et thé le soir.

Le 26 mars 2018. Interview réalisée par Van Nguyen (pharmacienne) par email entre janvier et février 2018.

Références : Site de l’ARAM http://www.aram-vd.ch/


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