L'engagement facilité de médecins doit perdurer cinq ans de plus
BERNE - Les cantons doivent pouvoir engager des médecins qui n'ont pas rempli l'obligation d'avoir exercé pendant trois ans lorsque l'offre en soins ambulatoires de base est insuffisante. Le National a accepté mercredi, par 102 voix contre 88, de prolonger cette exception jusqu'à la fin 2032.
![]() |
Cette exception avait été adoptée en 2023 en raison de la pénurie de médecins dans le secteur ambulatoire. Elle court jusqu'en 2027. Le projet de commission veut toutefois prolonger ce délai de cinq ans, soit jusqu'à fin 2032.
"Malgré les efforts entrepris, la pénurie demeure importante et ne pourra pas être résorbée à court terme", a fait valoir Brigitte Crottaz (PS/VD) au nom de la commission. Cette mesure, soutenue par le Conseil fédéral, se limite en principe aux soins de base.
Le projet initial concernait la médecine interne, les médecins praticiens, la pédiatrie et la psychiatrie et psychothérapie pour enfants et adolescents. Les députés ont accepté de l'appliquer également à la psychiatrie et à la psychothérapie des adultes.
Plusieurs intervenants ont souligné la forte augmentation du nombre de rentes AI liées à des problèmes psychiques. Benjamin Roduit (Centre/VS) a en outre souligné que les délais d'attente pour consulter un psychiatre ou un psychothérapeute ne sont "plus supportables".
A l'inverse, Cyril Aellen (PLR/GE) a critiqué "l'incohérence" de la mesure proposée. Selon lui, il faut revoir l'ensemble du système plutôt qu'ajouter "un jour une spécialité, le lendemain une autre". L'évolution récente des coûts de la psychothérapie doit nous inciter à la prudence, a-t-il ajouté. Michael Graber (UDC/VS) a lui aussi insisté sur les coûts élevés de ce domaine. En vain.
Le 17 juin 2026. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).
