Planification hospitalière: les privés ne veulent pas être exclus
BERNE - Les hôpitaux et cliniques privés ne veulent pas être écartés de la future planification hospitalière intercantonale. Cette dernière doit être basée sur la qualité, l'économicité et l'accessibilité et non sur le statut public ou privé du prestataire de soins, rappelle jeudi leur faîtière ospita.
Ospita soutient une approche intercantonale, mais exige des règles du jeu équitables, écrit la faîtière dans son communiqué. Outre des critères "transparents et concurrentiels" pour l'attribution des mandats de prestation, ospita demande que les prestataires publics et privés soient associés, "de manière systématique et sur un pied d'égalité" aux discussions d'importance systémique.
En décembre, la Confédérence des directrices et directeurs cantonaux de la santé (CDS) a annoncé que les cantons souhaitaient à l'avenir mieux coordonner leur planification hospitalière. L'objectif est de renforcer la concentration des prestations hospitalières spécialisées. Pour ce faire, elle a élaboré un plan en trois phases.
Tout d'abord, l'offre existante et les besoins actuels seront analysés et les besoins futurs pronostiqués. Ensuite, d'ici 2029, les cantons détermineront ensemble quels traitements et interventions hospitaliers relèvent des soins de base et lesquels relèvent des soins spécialisés. Puis, sur la base de cette répartition, des critères uniformes pour l'attribution des mandats de prestations aux hôpitaux seront définis à partir de 2029.
L'année dernière, le Parlement a en outre décidé que la Confédération devait à l'avenir pouvoir intervenir à titre subsidiaire dans la planification hospitalière si elle jugeait la coordination entre les cantons insuffisante.
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Importance du secteur privé
Ce plan en trois phases est une opportunité s'il applique de manière cohérente le principe selon lequel les critères déterminants sont la qualité, l'économicité et l'accessibilité. "Il devient un risque si les cantons favorisent systématiquement leurs propres hôpitaux", souligne le président d'ospita, le conseiller aux Etats Benjamin Mühlemann (PLR/GL), cité dans le communiqué.
Et la faîtière de rappeler l'importance des acteurs privés pour le système de santé: les membres d'ospita assurent plus d’un quart de l’ensemble des journées de soins stationnaires, gèrent 27% des services d’urgence et représentent 23% des sites relevant de la médecine hautement spécialisée.
Le 30 avril 2026. Sources : Keystone-ATS. Crédits photos: Adobe Stock, Pixabay ou Pharmanetis Sàrl (Creapharma.ch).
